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Le PPAR-delta et les fibres rouges, ou comment limiter efficacement
son
taux de graisse
Type
: Synthèse
d'articles scientifiques, 19 mars 2006, auteur : Seb
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Background - Comment tout un chacun le sait, il existe deux types de fibres musculo-squelettiques. Les fibres lentes, type I, rouges ; et les fibres rapides, type II, blanches. Les fibres lentes utilisent principalement la filière aérobie. Elles consomment d’avantage d’oxygène et possèdent une capacité accrue à brûler les graisses. Elles sont privilégiées dans les sports d’endurance comme la course de fond. Les types II se fatiguent plus vites, elles consomment d’avantage de sucres et produisent beaucoup de lactates (déchets), c’est la filière anaérobie (sans oxygène) utilisée par les sprinters ou les haltérophiles. Les types II sont aussi plus ‘grosses’ que les types I, elles sont donc également prisées par les bodybuilders. PPAR-delta – Une équipe de chercheurs (Wang et al. 2004) a récemment trouvé un moyen de modifier l’expression du gène PPAR-delta. Le but des chercheurs était alors de tester les capacités de ce gène à améliorer la capacité d’oxydation des muscles (capacité à brûler les graisses). L’activation du PPAR-delta montra d’avantage. En plus de brûler d’avantage de graisses, la proportion de fibres musculaires bascula au profit des types I. Les rats dont les gènes sont ainsi activés présentent non seulement une plus grande capacité oxydative vis-à-vis des graisses (ils résistent mieux à un régime à haute teneur en matière grasse ; les rats transgéniques avaient tout simplement pris 50% moins de poids que les autres après 50 jours, et 33% moins après 100 jours), mais surtout de meilleures performances en course à pattes. Les rats transgéniques peuvent courir le double de temps que leurs cousins ‘naturels’ à la même vitesses. Notons encore qu’aucune modification de la masse musculaire n’a été observée après le switch des fibres type II vers type I. Conclusions – Outre les implications en matière de doping et dans le domaine médical, il s’agit de noter que plus on possède de fibres rouges, moins de graisse on aura. Ce qui nous rappelle que les exercices cardio ne servent pratiquement à rien s’ils sont pratiqués dans le seul but de brûler des graisses pendant l’exercice. Elles sont brûlées, certes, mais elles reviennent deux trois jours plus tard tout simplement parce que votre métabolisme est réglé sur un certain équilibre (ce qui implique que de nombreux programmes -basés sur la consommation de calories pendant l’effort- pratiqués dans les fitness sont une vaste arnaque). L’un des mécanismes de régulation de cet équilibre se trouve être cette proportion fibres rouges/blanches. Si vous n’essayez pas de vous améliorer sérieusement en course à pieds, ou même en footing, c’est-à-dire d’en pratiquer suffisamment régulièrement pour modifier l’équilibre en faveur des fibres rouges, vos efforts seront peu efficients. En bref, pratiquez un programme de course à pieds destiné à améliorer votre vitesse, plutôt qu'un programme basé sur la consommation de calories. Le meilleur moyen pour cela est de vous inscrire dans un club d'athlétisme. Un clique par ici vous permettra d'accéder à un listing des clubs sportifs genevois. L'autre solution est de vous renseigner auprès de connaissances pratiquant la course de fond, ou bien de consulter des ressources internet sérieuses. Ce dernier moyen est sûrement le plus hardu et le seul lien françophone à mon avis valide est le site volodalen. Fibres rouges et BodyBuilding - En ce qui concerne les gens qui souhaitent prendre du volume musculaire… Je ne connais personnellement aucune personne à la salle (exception faite des ‘haltéros’ et d'Alain) qui soit suffisamment avancée en body building pour risquer de compromettre significativement sa ‘masse musculaire’ en augmentant sa proportion de fibres rouges. Vous allez tout simplement augmenter votre masse musculaire dans les deux types de fribres, car votre potentiel d'amélioration pour les deux types est encore immense à votre niveau. Références WANG, Yong-Xu ; ZHANG, Chun-Li ; YU, Ruth T. ; CHO, Helen K. ; NELSON, Michael C. ; BAYUGA-OCAMPO Corinne R. ; HAM Jungyeob ; KANG Heonjoong & EVANS Ronald M. (2004). “Regulation of Muscle Fiber Type and Running Endurance by PPARδ », PLoS Biology, Vol 2, No 10, url : http://dx.doi.org/10.1371/journal.pbio.0020294 “‘Marathon’ mouse keeps on running" (2004, 24 août). BBC News, url : http://news.bbc.co.uk/go/pr/fr/-/2/hi/science/nature/3592976.stm. Etude sur les humains et les rats, montrant qu’une plus grande quantité de fibres rouges diminue l’impact d’un régime riche en graisse sur les individus : ABOU MRAD, Joseph; YAKUBU, Fatima; LIN, Ding; PETERS, John C. ; ATKINSON, James B. ; HILL, James O. (1992). “Skeletal muscle composition in dietary obesity-susceptible and dietary obesity-resistant rats”, American Journal of Physiology, Regulatory Integrative Comparative Physiology. Vol 262, url : http://ajpregu.physiology.org/cgi/content/abstract/262/4/R684 |